Retour en Justice pour les Organisateurs des Protestations Contre les Mégabassines à Sainte-Soline
Les activistes du groupe Soulèvements de la Terre risquent une peine de six mois de prison, ainsi que d'autres sanctions pouvant même inclure la perte de leurs droits civiques.
Tl;dr
- Reprise du procès des organisateurs des manifestations anti-« bassines » à Sainte-Soline.
- Les prévenus sont des militants écologistes et syndicalistes, accusés d’organiser des manifestations violentes.
- Des peines de six mois d’emprisonnement et la privation des droits civiques sont envisagées.
- Les accusés se défendent en se présentant comme des « lanceurs d’alerte » sur le problème de l’eau.
Reprise du procès des militants écologistes à Sainte-Soline
Le tribunal correctionnel de Niort reprend, ce mardi matin, le procès des organisateurs des manifestations contre les projets de réservoirs d’eau agricoles, communément appelés « bassines », à Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Le procès avait été suspendu début septembre à cause de la durée excessive des débats.
Qui sont les prévenus ?
Les accusés sont principalement des militants des Soulèvements de la Terre et des représentants de la Confédération paysanne. Ils sont accusés d’avoir organisé une manifestation interdite le 25 mars, marquée par des affrontements violents avec les forces de l’ordre. Parmi eux, certains répondent également de la manifestation du 29 octobre 2022 contre ces réservoirs d’eau.
Quels sont les enjeux du procès ?
« Je ne sais toujours pas ce qui est reproché à mon client », s’interroge Me Alice Becker, l’une des avocates de la défense, dénonçant l’absence d’éléments tangibles dans l’accusation. Les prévenus risquent jusqu’à six mois d’emprisonnement ainsi que des peines complémentaires pouvant aller jusqu’à la privation des droits civiques.
Comment se défendent les accusés ?
Les prévenus s’autoproclament des « lanceurs d’alerte », mettant en lumière ce qu’ils appellent une « guerre de l’eau qui a déjà commencé ». Ils nient être les organisateurs des manifestations, arguant de la diversité et de l’absence de structure hiérarchique du mouvement. Des tables rondes, projections et retransmissions théâtrales sont prévues à Niort tout au long de la journée pour soutenir les prévenus.
