Le maire de Béziers entendant répondre au numéro 2 de LR, Guillaume Peltier, ce dernier affirmant "avoir les mêmes convictions" que lui.
Dimanche, Guillaume Peltier affirmait lors du Grand Jury RTL/LCI,/Le Figaro « avoir les mêmes convictions » que Robert Ménard, soutenu par le Rassemblement national. Le maire de Béziers a estimé ce matin, cette fois sur BFMTV, qu’« Il y en a plein chez Les Républicains qui pensent ça. Honnêtement, la seule grosse avancée, c’est qu’ils le disent publiquement. Ils disent ‘Oui, on peut être d’accord' ». Et Ménard de citer Morano, Ciotti et Wauquiez pour appuyer ses propos.
Ménard : « Je ne souhaite pas l’explosion des Républicains »
« Je rends hommage à Guillaume d’avoir osé dire ce qu’un bon nombre d’élus des Républicains pensent. Ils sont plus proches de nous, ils sont plus proches de moi qu’ils le sont de La République en Marche », a-t-il ajouté. Et s’il a affirmé ne « pas souhaiter l’explosion des Républicains », il veut « qu’ils arrêtent de trembler à l’idée qu’on leur dise ‘Vous allez vous allier avec des fascistes’ (…) Cette rhétorique ne fonctionne plus. Un certain nombre est en train de s’en affranchir. Que le numéro 2 du parti ose le dire, c’est quelque chose qui bouge les lignes ». Et pour résumer, « Les digues » entre le RN et Les Républicains « sont submergées », estime-t-il.
Peltier recadré par Jacob
Quant au numéro 2 des Républicains, il s’est fait taper sur les doigts par le patron du parti, Christian Jacob, après ses déclarations de dimanche. Guillaume Peltier avait fait le lien entre immigration et terrorisme, proposant dans la foulée d’expulser tous les étrangers dont la radicalisation était établie. Mais il souhaitait aussi une cour de sûreté « préventive » dans le but d’enfermer les autres, Français, « au cas par cas », sans possibilité de faire appel et avant même qu’ils aient commis un acte terroriste. Recadrage donc du numéro 1 de LR, qui a signifié à l’intéressé que « L’heure n’est pas aux prises de positions personnelles qui nuisent à tous mais à la mobilisation derrière nos candidats ».