La formation officielle des groupes parlementaires du Sénat, qui a eu lieu mardi, a confirmé la stabilité de la haute assemblée tout en favorisant un léger rééquilibrage en faveur de la gauche et du centre.
Tl;dr
Un Sénat qui oscille légèrement vers la gauche et le centre
Mardi dernier, la composition des groupes parlementaires du Sénat a été officialisée, confirmant une stabilité dans la répartition des forces politiques. Toutefois, cette nouvelle donne laisse entrevoir un léger rééquilibrage, avec une progression au profit de la gauche et du centre, au détriment des Républicains.
La droite, toujours aux commandes mais affaiblie
Malgré quelque pertes, la droite maintient son emprise sur le « chambre des territoires » grâce à son solide ancrage local. Avec une estimation de 133 sénateurs, contre 145 avant les élections sénatoriales, elle devrait toutefois perdre une douzaine de membres. Le président du groupe LR, Bruno Retailleau, minimise cette érosion en rappelant que le groupe LR reste, de très loin, le premier groupe du Sénat.
Un équilibre conservé au centre
Le groupe Union centriste, allié de la droite, espère maintenir son équilibre avec 57 sénateurs. Son président, Hervé Marseille, souligne que les nouveaux rapports de force renforceront l’influence de l’Union centriste au sein de la majorité sénatoriale.
La gauche, gagnante de ce renouvellement
En revanche, la gauche tire son épingle du jeu dans ce renouvellement par moitié du Sénat. Les groupes communiste, écologiste et socialiste, alliés dans une quinzaine de départements aux sénatoriales, pourraient atteindre leur objectif de 100 sénateurs de gauche, contre 91 avant. Cette progression est notamment due à la signature de dernière minute d’élus ultramarins.
Ainsi, le Sénat, une fois recomposé, pourra commencer mercredi le renouvellement de son bureau et de ses commissions, ouvrant la voie à de nouvelles négociations intenses.