À la veille d’une journée de grève nationale, l’exécutif laisse entrevoir des annonces sur les salaires. Le Smic fait partie des pistes évoquées.
En bref
- Des annonces sur les salaires sont envisagées jeudi
- Le Smic fait partie des pistes discutées
- Les syndicats maintiennent la pression dans la rue
Le gouvernement pourrait annoncer des mesures sur les salaires autour du jeudi 5 novembre 2026, au moment même où une nouvelle journée de grève et de manifestations doit se tenir partout en France. À ce stade, rien n’est tranché publiquement. Mais les signaux envoyés ces derniers jours montrent que l’exécutif veut répondre, au moins en partie, à la pression sociale sur le pouvoir d’achat.
La mobilisation de jeudi pousse l’exécutif à sortir du flou
L’échéance n’a rien d’anodin. Les principales organisations syndicales appellent les salariés du privé comme du public à se mobiliser jeudi. Mardi, la CGT recensait déjà 244 manifestations prévues dans le pays.
Cette séquence pèse sur le calendrier politique. Depuis trois samedis, des rassemblements contre la vie chère se succèdent déjà. Dans ce contexte, le gouvernement tente de montrer qu’il travaille sur des réponses, sans dévoiler encore leur contenu précis.
Le Smic revient au centre du débat
La revendication la plus visible porte sur une hausse du Smic. La CFDT, premier syndicat du pays, réclame 100 euros net de plus. La CGT, elle, demande une revalorisation de 10 % et veut aussi une indexation de l’ensemble des salaires sur les prix.
Ces demandes arrivent alors que l’inflation atteint 3,4 % sur un an, selon l’Insee, dans un climat marqué par la guerre au Moyen-Orient. Pour les syndicats, la question n’est donc pas seulement symbolique. Elle touche directement aux fiches de paie.
Ce que le ministre a vraiment laissé entendre
Mardi 3 novembre, devant l’Assemblée nationale, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a confirmé que des échanges avaient eu lieu avec les organisations syndicales et patronales. Il a dit espérer que le gouvernement puisse, autour du 5 novembre, présenter des mesures capables de relancer la dynamique salariale.
Le ministre a aussi jugé que l’idée d’une hausse du Smic n’était pas taboue. Mais il a ajouté qu’il fallait regarder ses effets possibles sur l’emploi. Autrement dit, la porte est ouverte, pas la décision.
Au-delà du Smic, d’autres leviers sont sur la table
Le gouvernement travaille aussi sur les branches professionnelles dont certains minima conventionnels restent sous le Smic. Autre dossier, les négociations annuelles obligatoires dans les entreprises.
La CFDT pousse également une demande plus coercitive. Le syndicat veut que les entreprises qui refusent de négocier les salaires puissent perdre certaines exonérations de cotisations. Jean-Pierre Farandou a assuré que tous ces sujets avançaient. Ce qui manque encore, c’est la liste des mesures retenues. C’est précisément ce que la journée de jeudi doit aider à clarifier.