Taxis furieux paralysent le trafic à Paris, Rennes et Toulouse ce lundi

Les chauffeurs de taxi, spécialisés dans le transport de patients, expriment leur mécontentement face à une nouvelle grille tarifaire de l'Assurance maladie qui pourrait menacer leur activité. Cette réforme pourrait-elle sonner le glas de leur profession ?

TL;DR

  • Les chauffeurs de taxi protestent contre une nouvelle tarification de l’Assurance maladie.
  • Des mobilisations et blocages sont prévus dans plusieurs villes de France.
  • La nouvelle convention sur les tarifs remboursés des transports de patients est au cœur des revendications.

Les taxis français en colère contre la nouvelle tarification de l’Assurance maladie

Une nouvelle journée de mobilisation nationale a été lancée par les chauffeurs de taxi le lundi 4 mars 2024, un mois après leur précédente action. Le cœur de leur revendication ? Une nouvelle tarification de l’Assurance maladie pour le transport de personnes malades, qui selon eux, mettrait en péril leur profession.

Les actions prévues : blocages et cortèges

Des actions de blocages, de cortèges et d’opérations escargot ont été planifiées dans plusieurs villes de France, notamment à Rennes et Paris. À Toulouse, les chauffeurs de taxi ont annoncé le blocage de l’aéroport et des opérations de filtrage aux péages de l’agglomération. À Bordeaux, des points stratégiques de la métropole seront bloqués pendant deux jours.

Le point de crispation : la convention sur les tarifs remboursés des transports de patients

Le point central de ces revendications est la nouvelle convention sur les tarifs remboursés des transports de patients. Selon la Fédération nationale du taxi (FNDT), la nouvelle tarification proposée est « insoutenable » et contraint les chauffeurs au covoiturage de patients.

Depuis l’adoption de cet article 30 de la loi de financement de la Sécurité sociale, les chauffeurs de taxi doivent transporter plusieurs patients simultanément. L’objectif pour le gouvernement ? Réduire la pollution et le coût des trajets pour la Sécurité sociale à hauteur de 100 millions d’euros par an. Si les assurés refusent, ils doivent désormais payer une partie des frais normalement pris en charge par l’Assurance maladie.

Une revalorisation insuffisante selon les syndicats

Malgré une augmentation du prix de la course de 5,4 % décidée début 2024, les courses médicales ne seront pas payées plus cher, selon les syndicats. Ces courses représentent en effet la majorité des revenus des chauffeurs de taxi en régions. Les syndicats estiment que la revalorisation ne sera que de quelques centimes, à cause des réductions et des taux de remises appliquées sur ces courses spécifiques. Face à cette situation, l’intersyndicale demande une rencontre urgente avec les différents ministères concernés.

Benjamin

Spécialiste Société

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