Terroriste d’Arras devant la justice aujourd’hui : une affaire à suivre

Mohammed Mogouchkov, qui est à l'origine de l'attaque, sera traduit en justice tout comme les autres personnes soupçonnées dans cette affaire. Au total, onze individus ont été mis en garde à vue.

  • Mohammed Mogouchkov, l’assaillant d’un enseignant à Arras, sera jugé le 17 octobre 2023.
  • Onze personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’affaire.
  • Deux frères de Mogouchkov ont également été placés en garde à vue.
  • L’assaillant échangeait des informations sur les réseaux sécurisés avec un détenu au profil inquiétant.

Le procès de l’assaillant d’Arras

En date du 17 octobre 2023, Mohammed Mogouchkov, l’auteur de l’attaque meurtrière d’un enseignant à Arras, sera présenté devant la justice. Au total, onze personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue en lien avec cette affaire, dont deux frères de l’assaillant.

Un profil inquiétant

Mohammed Mogouchkov, 20 ans, était déjà connaissable des services de renseignement pour son radicalisme. Il était suivi par la DGSI depuis la fin du mois de juillet précédant l’attaque. Par ailleurs, ses deux frères ont également été placés en garde à vue, l’un pour sa proximité avec un établissement scolaire d’Arras sans être armé, l’autre pour avoir été condamné pour apologie du terrorisme.

Une famille sous surveillance

La famille de l’assaillant était en partie connue des services de renseignements. Le père, signataire d’un islam radical, a été expulsé en 2018. Selon une source policière, il aurait eu une influence déterminante dans le passage à l’acte de son fils. Le frère aîné, actuellement incarcéré, est également surveillé pour ses liens avec Mohammed Mogouchkov.

Des échanges sur des réseaux sécurisés

Il est à noter que l’assaillant communiquait sur des réseaux sécurisés avec un détenu au profil particulièrement inquiétant. Son influence sur les codétenus avait été remarquée. Son rôle dans l’affaire reste à déterminer par les enquêteurs.

Cette attaque a de nouveau semé l’effroi, en particulier chez les enseignants. Le président Emmanuel Macron a promis que l’école resterait un « rempart contre l’obscurantisme ».