Tique rayée : le virus de la fièvre hémorragique Crimée Congo est-il arrivé en France ?
La tique Hyalomma marginatum, qui colonise peu à peu le sud de la France, est potentiellement porteuse de ce virus mortel. Des cas ont-ils été recensés dans l'Hexagone ?
Dans un contexte sanitaire particulièrement tendu, l’arrivée d’un autre virus potentiellement mortel sur le territoire français a de quoi faire froid dans le dos. Depuis plusieurs mois, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) étudie de près la prolifération de l’espèce Hyalomma marginatum, une tique qui a la capacité de transmettre le virus de la fièvre hémorragique Crimée Congo.
Pas encore de cas dans l’Hexagone
Nous vous parlions il y a quelques jours de l’inquiétude des chercheurs du Cirad et des autorités sanitaires à propos de l’arrivée de cette tique « géante » en France et de la rapidité avec laquelle cette dernière étend son territoire.
En plus de sa propension à suivre ses proies et de sa voracité, Hyalomma marginatum est surtout surveillée de très près, car l’acarien peut transmettre le virus de la fièvre hémorragique Crimée Congo. Plusieurs cas mortels ont d’ores et déjà été recensés en Grèce, en Turquie ou encore en Espagne. Pour le moment, aucun cas n’a été détecté en France, mais les chercheurs craignent que cela soit le cas à plus ou moins long terme comme l’a indiqué à France Info Frédéric Stachuski, vétérinaire chercheur au Cirad.
Comment soigner une piqûre ?
Si la tique rayée a un appétit particulier pour les chevaux, elle s’attaque rapidement à d’autres espèces lorsqu’elle prolifère sur un territoire. Cependant, elle ne représenterait pas de danger sanitaire particulier pour la faune et ne semble pas lui transmettre de maladie. Pour limiter le risque de transmission d’une infection par une tique, en plus de l’utilisation de répulsif et de vêtements longs, il est nécessaire d’examiner minutieusement sa peau après une promenade en pleine nature. Si une tique vous a piqué, il faut l’enlever le plus rapidement possible avant qu’elle ne commence à se nourrir de sang.
Le mieux est d’utiliser un « tire-tique » ou une pince à épiler. Si vous n’en avez pas, il faut se servir de ses ongles et attraper la base de la tique entre le pouce et l’index sans trop l’écraser. Il est également utile de désinfecter la plaie après l’opération. Si une plaque rouge apparaît au niveau de la piqûre quelques jours plus tard, il est nécessaire de consulter un médecin rapidement.
