Une étude révèle une moindre prévalence d’Alzheimer chez les conducteurs de taxi et d’ambulance

Image d'illustration. Taxis stationnés dans une zone réservée.ADN
Une récente étude révèle que les chauffeurs de taxi et les ambulanciers sont moins susceptibles de succomber à la maladie d'Alzheimer, une découverte qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la lutte contre cette affection neurodégénérative.
Tl;dr
- Une étude révèle moins de décès par Alzheimer chez les chauffeurs de taxi et d’ambulance.
- Seulement 1% des chauffeurs de taxi et 0,74% des chauffeurs d’ambulance sont morts d’Alzheimer.
- Les tâches spatiales pourraient réduire le risque de cette maladie neurodégénérative.
Une profession protectrice contre Alzheimer ?
Une étude récente publiée dans le British Medical Journal a révélé un phénomène intéressant : les chauffeurs de taxi et d’ambulance semblent moins susceptibles de mourir de la maladie d’Alzheimer.
Cette maladie neurodégénérative, qui altère progressivement la mémoire, la pensée et le fonctionnement quotidien, affecte moins ces professionnels habitués à traiter fréquemment des informations spatiales et de navigation.
Une analyse minutieuse
Des chercheurs du Massachusetts General Hospital ont analysé les données de décès du système national de statistiques vitales des États-Unis, couvrant des adultes de 443 professions différentes.
Sur près de neuf millions d’individus disposant de données professionnelles, environ quatre pour cent avaient la maladie d’Alzheimer inscrite comme cause de décès.
Des résultats significatifs
L’étude a révélé que parmi 16 658 chauffeurs de taxi, seulement environ un pour cent (171 personnes) sont morts de la maladie d’Alzheimer. De même, seulement 0,74% (soit 10 sur 1 348) des chauffeurs d’ambulance ont succombé à la maladie.
En comparaison avec la population générale et d’autres professions, les chauffeurs de taxi et d’ambulance présentaient les taux de décès liés à Alzheimer les plus bas, mettant en évidence un lien potentiel entre les tâches spatiales et une réduction du risque de cette maladie neurodégénérative.
Une exception dans les métiers de transport
Cette tendance n’a pas été observée chez d’autres professionnels du transport, tels que les chauffeurs de bus ou les pilotes d’avion, probablement en raison de leur dépendance à des itinéraires prédéterminés.
La maladie d’Alzheimer, qui détruit progressivement les cellules du cerveau, entraînant des altérations significatives de la mémoire, du raisonnement et de la capacité à effectuer des tâches routinières, est la cause la plus courante de démence. Une vie saine, une activité sociale régulière et des activités mentalement stimulantes pourraient aider à réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
