Ursula von der Leyen : Unanime Reconduction à la Tête de la Commission par l’UE
Kaja Kallas, originaire d'Estonie, a été sélectionnée pour représenter la diplomatie, tandis que l'ancien Premier ministre portugais, Antonio Costa, a été nommé à la présidence du Conseil européen. Quelle sera leur première action à ces postes clés ?
TL;DR
- Kaja Kallas est choisie comme diplomate européenne.
- Antonio Costa est désigné président du Conseil européen.
- Reconduction d’Ursula von der Leyen en attente de confirmation.
Changements majeurs à la tête de l’Union Européenne
Le visage politique de l’Union Européenne est en pleine mutation, avec de nouvelles figures qui prennent les rênes. Parmi elles, l’Estonienne Kaja Kallas qui a été choisie pour incarner la voix de la diplomatie européenne, et l’ex-Premier ministre Portugais Antonio Costa désigné comme le nouveau président du Conseil européen.
Un choix déterminant pour l’avenir de l’UE
Kaja Kallas, connue pour être une adversaire déterminée du Kremlin, est appelée à succéder à l’Espagnol Josep Borrell. « C’est une énorme responsabilité en ces temps de tensions géopolitiques, avec la guerre en Europe, l’instabilité croissante dans notre voisinage, comme principaux défis. », a déclaré Kallas. Sa nomination devra également être approuvée par les eurodéputés.
Antonio Costa, quant à lui, succèdera au Belge Charles Michel en décembre. Ce socialiste réputé habile tacticien et pragmatique a été choisi pour présider le Conseil européen, l’instance qui réunit les États membres de l’UE.
Le parcours d’Ursula von der Leyen
Par ailleurs, la reconduction de la dirigeante conservatrice allemande Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne est encore en attente. « Il y a encore une étape (…) Je solliciterai l’approbation du Parlement européen après la présentation de ma feuille de route politique pour les cinq prochaines années », a déclaré von der Leyen. Le vote, prévu pour mi-juillet, reste incertain en raison de la coalition affaiblie des eurodéputés conservateurs, socialistes et libéraux suite aux élections de juin.
Controverses et soutiens
Si ces nominations sont largement favorisées suite à l’accord conclu entre six dirigeants européens dont Emmanuel Macron et l’Allemand Olaf Scholz, elles n’ont pas manqué de susciter des controverses. Le Premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, a fustigé ce qu’il considère comme un arrangement « honteux ». De son côté, la cheffe du gouvernement italien ultraconservateur, Giorgia Meloni, a dénoncé une « oligarchie ».
Mais malgré ces critiques, d’autres dirigeants ont montré leur soutien à ces changements. Emmanuel Macron a notamment souligné le consensus autour de ces nominations et a exprimé son respect pour la position de Giorgia Meloni.
