Le variant JN.1, y compris ses sous-lignages KP.2 et KP.3, continue de circuler largement en France et à travers le monde en septembre, gardant une présence dominante. Quelles pourraient être les conséquences de cette persistance ?
- Le variant JN.1 du Covid-19 domine en France et à l’international en septembre 2024.
- Il engendre des symptômes principalement de fièvre, de toux et de fatigue.
- Ses symptômes se développent en moyenne 5 à 7 jours après la contamination.
- La France rapporte le plus de cas de JN.1 depuis décembre 2023.
Le variant JN.1 du Covid-19 : une prédominance en France et à l’international
Le paysage viral de septembre 2024 est toujours dominé par le variant JN.1 du Covid-19, surnommé « Juno ». Ce sous-lignage de BA.2.86, aussi connu sous le nom de variant Pirola, est majoritaire en France et à l’international depuis novembre 2023.
Le variant Juno a par ailleurs donné naissance à plusieurs sous-lignages, dont les KP.2 et KP.3, qui suscitent une attention particulière, contribuant à 98% des séquences interprétables de l’enquête Flash du 8 juillet 2024.
Symptômes du variant JN.1 : une liste à prendre en compte
Santé Publique France rapporte que 97% des personnes infectées par le variant JN.1 présentent des symptômes. Parmi eux, la fatigue, les céphalées, la fièvre et la toux sont les plus courants.
D’autres symptômes, tels que l’écoulement nasal, la perte de goût ou d’odorat et la diarrhée – un symptôme plus fréquent avec le nouveau variant mais pas nouveau, comme le souligne l’épidémiologiste Antoine Flahault – peuvent également se manifester.
La durée des symptômes et le nombre de cas en France
Les symptômes du variant JN.1 se développent généralement en moyenne 5 à 7 jours après la contamination et disparaissent généralement en 2 à 3 semaines.
Quant au nombre de cas en France, notre pays est l’un des plus touchés par ce variant, avec plus de 90% des séquences déposées sur la base de données internationale GISAID depuis février 2024.
Caractéristiques et dangerosité du variant JN.1
Le variant JN.1 présente trois mutations d’acides aminés, dont une seule dans la protéine Spike (L455S). Malgré cela, aucun signal préoccupant en termes de sévérité ne lui a été associé, selon Santé publique France.
Cependant, les données in vitro suggèrent une résistance accrue aux anticorps, compensée par une diminution de la transmissibilité. Les autorités de santé recommandent d’adapter les vaccins à ce variant pour les campagnes de vaccination 2024/2025.
Face à cette énième mutation du virus, la vigilance reste de mise. Il s’avère crucial de s’adapter rapidement pour minimiser l’impact de ce variant. Cela passe par une mise à jour des vaccins, une surveillance accrue des symptômes et une communication transparente et régulière auprès du public.