30 Millions d’Amis s’indigne de la vente de chiots et chatons via click and collect en France

Image d'illustration. Chat calme.ADN
La fondation 30 Millions d'Amis exprime son indignation face à la nouvelle tendance en France de vendre des chiots et des chatons via le système de click and collect.
Tl;dr
- Vente de chiens et chats en animalerie normalement interdite.
- Loi contournée via le système « Click and collect ».
- Problématique de la marchandisation des animaux.
La loi contournée : vente de chiens et de chats toujours en cours dans les animaleries
Depuis le 1er janvier 2024, une loi visant à lutter contre la maltraitance animale et à favoriser le lien entre les animaux et les hommes a été mise en œuvre. Celle-ci stipule que la vente de chiens et de chats dans les animaleries est interdite. Pourtant, des infractions ont été signalées.
Une reconnaissance insuffisante de la sensibilité animale
Jusqu’en 2015, les animaux étaient classés comme des « biens meubles » dans le code civil, ils étaient donc traités comme de simples objets.
Ce n’est qu’à partir de cette date que les animaux ont commencé à être reconnus comme des « êtres vivants doués de sensibilité ». Cependant, malgré cette reconnaissance, la situation est encore loin d’être idéale.
Des contournements de la loi
Selon un document publié par la fondation 30 Millions d’amis, les animaleries contournent la loi en utilisant le système « Click and collect ».
Cette pratique permet aux clients de commander un animal en ligne et de le récupérer en magasin. Certaines animaleries sont même allées jusqu’à garder des animaux hors de vue dans des sous-sols ou des arrière-boutiques, ou à les proposer à la vente sur des sites comme Leboncoin.
La marchandisation des animaux
Le principal problème réside dans la marchandisation des animaux. Certains vendeurs proposent d’antidater ou de falsifier les « certificats d’engagement et de connaissance », ce qui entraîne une augmentation des achats impulsifs. De plus, des informations obligatoires, comme le numéro d’origine de l’animal, ne sont pas incluses dans les annonces en ligne. «Cette dérive est très préoccupante. L’achat d’animaux sur internet encourage le trafic et l’achat irresponsable. L’interdiction de la vente d’animaux en boutique ne doit pas encourager le commerce d’animaux en ligne, qui est une pratique préjudiciable et dangereuse pour les animaux !», s’indigne Lorène Jacquet, responsable campagnes et plaidoyer à la fondation 30 Millions d’amis.
La fondation 30 Millions d’amis appelle à une sanction pénale pour les animaleries qui enfreignent la loi et à une évolution du droit sur la vente en ligne. Elle estime que cette marchandisation extrême des animaux est contraire à l’esprit de la loi du 30 novembre 2021, qui visait à responsabiliser davantage les acquisitions d’animaux.
