Dès le 1er novembre, une règle souvent négligée pourra vous valoir une amende de 135 €

Image d'illustration. Gros plan de la bande de roulement d un pneu hiverADN
À partir du 1er novembre, une réglementation routière bien connue mais souvent négligée par les conducteurs s’appliquera de nouveau. Le non-respect de cette obligation expose à une amende de 135 euros pour les automobilistes distraits.
Tl;dr
- La Loi Montagne II s’applique dès novembre 2025.
- Équipements hiver obligatoires dans 34 départements de montagne.
- L’amende reste inapplicable, mais les risques demeurent réels.
Retour de la Loi Montagne II : une obligation hivernale à respecter
En France, l’arrivée du mois de novembre coïncide avec le retour d’une mesure qui ne laisse aucun automobiliste des zones montagneuses indifférent : la Loi Montagne II.
Dès le 1ᵉʳ novembre 2025 et jusqu’au 31 mars 2026, cette réglementation impose l’utilisation d’équipements spéciaux sur les routes des principaux massifs : Alpes, Jura, Vosges, Pyrénées, Massif central et Corse. L’objectif ? Prévenir les blocages liés à la neige et garantir la sécurité des usagers.
Les véhicules concernés et les équipements requis
Voitures particulières, utilitaires, bus, autocars ou poids lourds… Tous les véhicules à quatre roues ou plus sont visés par cette obligation. Un point particulier concerne les camions tractant une remorque : même dotés de pneus hiver, ils doivent être équipés de chaînes sur deux roues motrices. Les automobilistes ont deux options pour se mettre en conformité :
- Installer quatre pneus hiver ou toutes saisons homologués 3PMSF (symbole montagne + flocon)
- Avoir à disposition une paire de chaînes ou de chaussettes à neige prête à l’emploi pour deux roues motrices
Attention toutefois : depuis novembre 2024, les pneus marqués uniquement M+S ne suffisent plus. Seuls ceux estampillés 3PMSF ou les pneus cloutés (sans démarche supplémentaire) sont admis.
Périmètre d’application : attention aux arrêtés locaux
Si la loi couvre officiellement 34 départements, elle n’est pas uniforme partout. Ce sont les arrêtés préfectoraux qui définissent précisément quelles communes sont soumises à ces règles. Ainsi, dans les Hautes-Pyrénées, on compte par exemple 55 communes entièrement concernées et une vingtaine partiellement.
Le même cas de figure se retrouve dans les Pyrénées-Atlantiques, où certaines villes comme Laruns, Lescun ou encore Uhart-Cize figurent dans la liste officielle. Pour éviter toute confusion, il convient de prêter attention aux panneaux B58 et B59 signalant l’entrée dans ces zones.
Sous le spectre de la sanction… mais sans amende réelle pour l’instant
C’est un paradoxe que connaissent bien nombre d’automobilistes : si le texte prévoit une amende de 135 euros ainsi que l’immobilisation du véhicule en cas d’infraction, le décret permettant son application n’a jamais été publié. Comme le souligne le média Marie France, « L’amende pour défaut de pneus neige n’est toujours pas applicable faute de décret. » Résultat : aucune contravention n’est dressée lors des contrôles – du moins jusqu’à nouvel ordre.
Cependant, cela ne doit pas masquer des conséquences bien concrètes : refus d’accès à certaines routes par les forces de l’ordre ou risque d’être non indemnisé par son assurance en cas d’accident sur chaussée enneigée sans équipement conforme. Investir entre 70 et 100 euros dans un jeu de chaînes paraît donc un choix prudent face aux imprévus hivernaux. En somme, si la Loi Montagne ne mord pas encore au portefeuille, mieux vaut ne pas tenter le diable sur la route.
