Ce qui va évoluer pour votre santé au 1er janvier 2026 : congé de naissance, mutuelles, arrêts maladie

Image d'illustration. Bébé dortADN
À partir du 1er janvier 2026, plusieurs évolutions importantes sont attendues dans le domaine de la santé : nouvelles règles pour le congé de naissance, modifications concernant les mutuelles et ajustements autour des arrêts maladie entreront en vigueur.
Tl;dr
- Création d’un congé de naissance dès janvier 2026.
- Augmentation du prix des mutuelles et d’une nouvelle surtaxe.
- Limitation des arrêts maladie à un mois au maximum.
Des changements majeurs pour la santé en 2026
À l’aube de l’année 2026, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale apporte son lot d’ajustements qui toucheront directement le quotidien des Français.
Parmi les évolutions marquantes, l’instauration du congé de naissance, la hausse persistante des tarifs des mutuelles, ainsi que de nouvelles mesures destinées à mieux encadrer les prestations sociales.
Un congé de naissance inédit pour les parents
Dès janvier, une nouveauté attend les parents : la mise en place d’un congé de naissance. Ce dispositif, prévu dans le budget voté fin 2025, permettra aux salariés concernés de bénéficier d’un ou deux mois d’absence, selon leur choix. Fractionnable en deux périodes distinctes, ce congé s’ajoutera aux droits existants — seize semaines pour le congé maternité et vingt-huit jours pour le congé paternité.
Le montant de l’indemnisation atteindra 70 % du salaire net lors du premier mois, puis sera ramené à 60 % pour le second. La mise en application technique est programmée pour juillet ; toutefois, les parents d’enfants nés ou adoptés entre janvier et mai pourront eux aussi y prétendre.
Mutuelles et prestations sociales : hausse et nouveaux plafonds
Autre évolution significative : la montée des cotisations des complémentaires santé. Selon la Fédération nationale de la mutualité française, il faudra composer avec une hausse moyenne de 4,3 % sur les contrats individuels et 4,7 % sur ceux proposés par les entreprises. Une progression certes moins élevée que celles observées ces dernières années — on se souvient du bond de +8,1 % en 2024 — mais qui demeure bien supérieure au rythme précédant la pandémie.
Cette augmentation se double d’une nouvelle taxation exceptionnelle d’un milliard d’euros imposée aux complémentaires santé dans le budget 2026, une décision finalement adoptée avec l’appui des socialistes. Si certains députés mettent déjà en garde contre un possible report du coût sur les assurés, cette mesure vise officiellement à répondre à une « urgence absolue » concernant la maîtrise des dépenses.
Côté prestations sociales, le plafond annuel fixé par la Sécurité sociale grimpe également : il passe à 48 060 euros (soit +2 %), impactant ainsi plusieurs dispositifs tels que :
- les indemnités journalières (maladie, accident du travail…)
- les pensions d’invalidité
- les pensions vieillesse du régime général
D’autres mesures notables en perspective
Plusieurs dispositions viennent compléter ce tableau. Les arrêts maladie seront désormais limités à un mois maximum lors d’une première prescription ; chaque renouvellement ne pourra excéder deux mois. Par ailleurs, une consultation dédiée à la ménopause sera proposée aux femmes entre 45 et 65 ans — menée par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme — bien que ses modalités pratiques restent encore à préciser.
Enfin, dès janvier prochain, une expérimentation verra le jour en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et les Pays de la Loire. L’Assurance maladie y prendra temporairement en charge les analyses médicales visant à détecter une soumission chimique.
Avec ce nouvel arsenal législatif, l’année s’annonce décisive sur le front social — et chaque foyer sera concerné à sa manière.
