Alerte de l’Anses : Risques cardiaques et hépatites aigües liés aux compléments alimentaires « coupe-faim »

Image d'illustration. Disposition à plat de compléments alimentairesADN
L'Anses met en garde contre certains compléments alimentaires dits "coupe faim" qui pourraient provoquer des hépatites aiguës et des problèmes cardiaques, incitant à la prudence dans leur utilisation.
Tl;dr
- L’Anses déconseille les compléments de Garcinia cambogia.
- Des effets indésirables graves ont été relevés.
- Un cas mortel d’hépatite aigüe a été enregistré en France.
Alerte sur les compléments alimentaires
La réputation des compléments alimentaires à base de Garcinia cambogia, aussi appelé Tamarinier de Malabar, est sérieusement écornée. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a émis une mise en garde sévère, déconseillant fortement leur consommation.
Cette recommandation intervient suite à la découverte d’effets indésirables graves, allant de l’hépatite aigüe aux atteintes psychiatriques, cardiaques et musculaires.
Une promesse de perte de poids aux lourdes conséquences
Présentés comme des « coupe-faim », ces compléments promettent de « réduire le stockage des graisses » ou « la sensation de faim ». Mais derrière ces allégations séduisantes, la réalité est bien plus sombre.
Un décès dû à une hépatite aigüe a été signalé en France. D’autres cas sévères ont été enregistrés sur le territoire et à l’étranger, notamment en Espagne, en Italie, aux États-Unis, au Canada et en Corée.
Un risque avéré, même sans antécédents médicaux
Il est important de noter que ces effets néfastes peuvent toucher des personnes sans antécédents médicaux. Les risques sont accrus chez les personnes ayant des antécédents de troubles psychiatriques, de pancréatite ou d’hépatite, ou encore souffrant de diabète, d’obésité ou d’hypertension.
Les personnes prenant des antidépresseurs, des traitements antirétroviraux ou des médicaments affectant la fonction hépatique sont également concernées.
Une réglementation en stagnation
Malgré l’interdiction de la plante dans les médicaments depuis 2012, les allégations des fabricants de ces produits ne sont pas réglementées par la loi européenne. L’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) examine actuellement ces allégations. L’« acide hydroxycitrique », présent dans le fruit de la plante, fait l’objet d’une évaluation des risques. Cette évaluation pourrait conduire à une restriction ou une interdiction de cette substance.
L’Agence française espère voir émerger en Europe des listes précisant les plantes autorisées dans les compléments alimentaires, ainsi que des restrictions et des avertissements encadrant leur utilisation. Elle rappelle que « la perte de poids sans indication médicale comporte des risques, surtout quand la personne adopte des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées ».
