Climat: la frontière franco-suisse s’assèche dans le Doubs
Le Doubs, qui s'étend sur 44 kilomètres et sert de frontière entre la France et la Suisse, se réduit à un simple ruisseau à Villers-le-Lac, continuant à perdre de son volume d'eau.
Tl;dr
La sécheresse frappe le Doubs
Le Doubs, cette majestueuse rivière qui s’étale sur 44 kilomètres et marque la frontière entre la France et la Suisse, est aujourd’hui réduite à une rigole. Depuis juillet, elle se transforme peu à peu en une vaste étendue de vase et d’herbes hautes, laissant des barques et des pontons autrefois utiles, gisant inutilisés et grotesques.
Les conséquences du réchauffement climatique
Une telle sécheresse est « pratiquement jamais arrivée », selon Pierre Billod, un retraité de l’horlogerie de 81 ans, natif de Villers-le-Lac. Ce phénomène est attribué à l’absence de précipitations et à l’impact du réchauffement climatique. Le mois de septembre a été le plus chaud depuis 1947, avec un déficit pluviométrique atteignant entre 10% et 15% dans le département du Doubs.
Un désastre pour le tourisme local
La disparition de la rivière a fait chuter le tourisme et paralysé les activités nautiques. Maxime Faivre, responsable des activités nautiques depuis plus de 20 ans, témoigne : « C’est encore pire, encore plus bas. » La compagnie de croisière fluviale Vedettes panoramiques du Saut du Doubs a dû renoncer à embarquer ses passagers à Villers, préférant les transporter en autocar sept kilomètres plus bas jusqu’aux Bassins du Doubs.
Un avenir incertain
Le niveau de l’eau a chuté de 11 mètres en dessous de la moyenne. Cette situation alarmante soulève des inquiétudes quant à la pérennité des activités locales. Danièle Gabillard, une retraitée originaire d’Orléans, avoue : « On ne voulait pas y croire, mais le réchauffement, ça vient très vite. » Les conséquences de cette sécheresse sont bien réelles et inquiétantes, notamment pour les générations futures.
