CNews qualifie l’IVG de ‘première cause de mortalité’ mondiale puis présente ses excuses

CNews a suscité la controverse en présentant l'IVG comme la principale cause de mortalité mondiale, surpassant le cancer et le tabac, avant de présenter des excuses le jour suivant. Pensez-vous que cette déclaration était irresponsable ?

TL;DR

  • CNews a présenté l’IVG comme principale cause de mortalité.
  • La France Insoumise a saisi l’Arcom en réaction.
  • CNews s’est excusée suite à la polémique.

Polémique autour de la présentation de l’IVG sur CNews

Le 25 février 2024, un incident a éclaté lors de l’émission « En quête d’esprit » sur CNews, la chaîne de l’homme d’affaires Vincent Bolloré. Une séquence a suscité une vive indignation en présentant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) comme « la première cause de mortalité dans le monde ».

Une infographie qui fait réagir

Une infographie a été diffusée, positionnant l’avortement en première place, comme responsable de « 73 millions » de morts « par an dans le monde », devançant « le cancer » et « le tabac ». Cette affirmation a immédiatement fait réagir le groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, qui a saisi l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).

Des réactions politiques fortes

  • « Pour rappel, le délit d’entrave à l’IVG est pénalement condamné en France », a souligné Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI.
  • De son côté, Sacha Houlié, président (Renaissance) de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, a rappelé l’importance de « constitutionnaliser pour définitivement protéger l’IVG. »
  • Sur les réseaux sociaux, Ian Brossat, porte-parole du Parti Communiste Français, a dénoncé « CNews en pleine propagande féministe anti-IVG ».

CNews présente ses excuses

Face à cette controverse, CNews a présenté ses excuses. Laurence Ferrrari, l’une de ses présentatrices, a déclaré : « c’est une erreur qui n’aurait pas dû se produire ». Elle a exprimé ses regrets « pour toutes les femmes » touchées par cette situation.

Ce scandale intervient alors que le débat autour de la constitutionnalité de l’IVG avait refait surface en début d’année 2024. Le Président de la République avait pris l’engagement, lors de la journée internationale des droits des femmes en 2023, de l’inscrire dans la Constitution.

Benjamin

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