Essence : Bruno Le Maire privilégie un chèque carburant à une baisse des taxes
Face à la hausse historique des prix de l’essence, Bruno Le Maire s’avoue « davantage favorable » à un chèque carburant au lieu de baisser les taxes.
Depuis quelques semaines, le prix du carburant est fortement à la hausse dans le monde entier, et notamment en France. En cause, la reprise économique rapide de plusieurs pays qui a causé une augmentation de la demande en carburant. L’offre ne pouvant pas répondre à la demande, les prix de l’essence ont augmenté. Face à cette situation, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire vient de réagir et souligner les axes possibles permettant d’appuyer les ménages face à la hausse des prix des carburants.
Bruno Le Maire enclin au chèque carburant
Pour contrer la hausse des prix du carburant, Bruno Le Maire s’est exprimé lundi 18 octobre 2021 auprès d’Europe 1 en déclarant tout d’abord qu’une baisse généralisée de la fiscalité de l’essence « n’est pas la bonne option, d’abord, car ça coûte très cher ».
Le ministre de l’Économie explique ainsi qu’une baisse d’un centime de ces taxes couterait 500 millions d’euros à l’État. Il ajoute qu’une baisse généralisée serait paradoxalement « injuste » étant donné qu’elle donne la même compensation la personne avec un « gros 4×4 motorisé » et « l’aide-soignante qui prend sa Clio » pour rendre visite à ses patients. Bruno Le Maire a d’ailleurs ajouté que cette baisse des taxes équivaudrait à une « subvention aux carburants fossile ». Selon lui, cette piste n’est ainsi « pas raisonnable, économiquement et pas sage environnementalement ».
L’alternative pour moins impacter le budget des Français face à la hausse des prix de l’essence serait ainsi un chèque carburant. Le ministre s’avoue ainsi « davantage favorable » à cette possibilité. Il souligne que si cette option est validée, le dispositif devrait arriver « le plus rapidement possible vers les Français » qui en ont besoin.
Bruno Le Maire est aussi venu répondre aux accusations soulignant que l’exécutif « se fait de l’argent sur le dos des Français » grâce aux taxes des carburants et l’inflation. Il souligne notamment que « sur 2022, si les prix restent au niveau [indiqué], nous pourrions toucher 2,5 milliards d’euros de TVA supplémentaire ». Cependant, le chèque énergie annoncé récemment coûtera déjà « 600 millions » d’euros à l’État et le plafonnement des prix de l’électricité et du gaz pèsera « 5 milliards d’euros ». Le ministre conclut ainsi que l’État ne « gagne pas d’argent en période de crise énergétique ».
