Au cours des derniers jours, on a assisté à une série d'évacuations de lieux publics suite à des appels ou des lettres anonymes menaçant d'attentats. Quelles sont les conséquences pour ces individus responsables de tels actes ?
- De nombreuses fausses alertes à la bombe se sont produites dans les lieux publics.
- Les responsables de ces actes risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
- Le protocole de sécurité inclut une évacuation et une fouille minutieuse des lieux.
- Le plan Vigipirate a été relevé à « urgence attentat », mobilisant des ressources supplémentaires.
Les faux alerteurs face à la justice
Depuis quelques jours, une vague de fausses alertes à la bombe a frappé des lieux publics, des aéroports aux musées en passant par les écoles. Un comportement irresponsable qui n’est pas sans conséquences juridiques. « Ces petits plaisantins qui s’amusent avec ces fausses menaces seront retrouvés et punis », avertit Eric Dupont-Moretti, ministre de la Justice.
Sanctions sévères pour les auteurs
Le Code Pénal est clair : passer un appel anonyme pour une alerte à la bombe inexistante est un délit, passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Dans les cas plus graves, des menaces de destruction ou de dégradation dangereuses pour les personnes, la peine peut atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
En cas de fausse alerte émise par un mineur, les peines sont minorées. Cependant, si une amende est prononcée, les parents seront tenus de la régler.
Protocole d’intervention en cas d’alerte
En cas d’appel ou de lettre anonyme signalant un danger, les forces de l’ordre interviennent rapidement. Le périmètre est sécurisé, les personnes présentes sont évacuées et les démineurs inspectent les lieux. Si rien de suspect n’est trouvé, la levée de doute est prononcée et le périmètre de sécurité est levé.
Un contexte sécuritaire tendu
Dans le contexte actuel marqué par les attentats d’Arras et de Bruxelles, chaque alerte à la bombe est prise très au sérieux. « Nous ne pouvons négliger aucune alerte, il y a trop de risques », souligne Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative Police CFDT.
Face à la menace, le gouvernement a rehaussé le niveau du plan Vigipirate à « urgence attentat ». Ce niveau exceptionnel permet la mobilisation de moyens supplémentaires, comme le déploiement de 7 000 soldats de la force Sentinelle sur le territoire. Ainsi, l’armée peut venir en renfort pour épauler les policiers dans les lieux publics.