Prix du gaz, arrêts maladie, retraite, aides et factures électroniques: la rentrée apporte une série de mesures très concrètes pour les ménages.
En bref
- Le gaz grimpe nettement en septembre
- Chômage et arrêts maladie durcis
- Retraite et aides aussi modifiées
Le 1er septembre apporte une série de changements très concrets, sur les factures, les droits au chômage, la retraite ou encore les aides publiques. Pour vous, les effets les plus visibles seront d’abord la hausse du gaz et le durcissement de certaines règles au travail.
Le gaz monte, le tabac bouge aussi
La mauvaise nouvelle de la rentrée vient du gaz. La Commission de régulation de l’énergie fixe un prix repère à 172,05 euros TTC le MWh en septembre 2026, contre 162,89 euros en août. Pour les foyers, cela donne 0,16757 euro TTC par kWh pour la cuisson et l’eau chaude, et 0,13474 euro pour le chauffage, soit une hausse de 5,7 % et 7,3 %.
Service Public explique cette progression par la hausse des cours sur les marchés, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Et la tendance pourrait durer.
Côté tabac, la grille change encore. Peu de hausses sur les cigarettes et le tabac à rouler, davantage sur les cigares et cigarillos. Certaines références baissent quand même, comme le paquet de Lucky Red Longue.
Retraite: départ anticipé et calcul revu pour les parents
Avec la suspension de la réforme des retraites, certains assurés pourront partir plus tôt. Sont visées les personnes nées entre 1964 et 1970 relevant du dispositif carrières longues, à condition d’avoir commencé à travailler avant 21 ans, rappelle Service Public.
Autre ajustement, plus technique mais pas anodin: la retraite de base sera calculée sur les 24 meilleures années pour les parents ayant des majorations pour un enfant, et sur les 23 meilleures années à partir de deux enfants. Aujourd’hui, la base reste 25 années.
Pour les femmes, deux trimestres cotisés grâce aux enfants pourront aussi être utilisés pour partir avant l’âge légal dans le cadre des carrières longues. Le ministère du Travail estime que plus d’une femme sur deux pourrait y gagner sur le montant de pension.
Travail et chômage: des règles plus serrées
Un décret modifie les arrêts de travail prescrits à partir du 1er septembre. La première prescription par un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme ne pourra plus dépasser 31 jours. Ensuite, chaque prolongation sera limitée à 62 jours, sauf dérogation liée à l’état du patient.
Mais ce n’est pas tout. Après une rupture conventionnelle, la durée maximale d’indemnisation chômage baisse. Elle passe à 15 mois pour les moins de 55 ans, contre 18 aujourd’hui, et à 20,5 mois pour les 55 ans et plus. En Outre-mer, hors Mayotte, elle sera de 20 mois avant 55 ans et de 30 mois au-delà.
Entreprises, rénovation, voiture électrique: les autres bascules
Toutes les entreprises devront désormais pouvoir recevoir des factures électroniques, selon info.gouv.fr. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront, elles, aussi émettre ces factures et transmettre leurs données de transaction et de paiement à l’administration. Plus de 10 millions d’acteurs économiques sont concernés.
Sur le logement, MaPrimeRénov’ ne sera plus versée pour les rénovations d’ampleur si un chauffage au gaz est conservé après travaux, indique Service Public. Le gouvernement veut privilégier les projets qui sortent des énergies fossiles.
Enfin, une aide arrive pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion chez un professionnel. Elle serait d’environ 337 euros via les certificats d’économie d’énergie. Pour les métiers de l’aide à domicile et du service à la personne, elle pourrait monter entre 2 000 et 2 360 euros pour un véhicule à moins de 25 000 euros, conservé au moins trois ans, immatriculé en France entre 2017 et 2023, avec une batterie gardant au moins 80 % de capacité.