Dans plus d’un établissement sur deux, l’absence de professeurs perturbe le quotidien des élèves et des équipes éducatives. Certaines académies, particulièrement touchées, tirent la sonnette d’alarme face à une pénurie qui s’aggrave.
- Rentrée 2025 : manque d’enseignants dans 73 % des collèges-lycées.
- Forte disparité selon les académies françaises.
- Situation jugée dégradée par le syndicat SNES-FSU.
Une rentrée 2025 sous le signe de l’inquiétude
Ce lundi 1er septembre 2025, près de 12 millions d’élèves ont repris le chemin des classes à travers la France. Pourtant, derrière l’effervescence habituelle, une ombre persistante s’étend : un nombre alarmant d’établissements du secondaire se retrouvent avec des équipes incomplètes.
D’après une récente enquête du syndicat SNES-FSU, ce sont pas moins de 73 % des collèges et lycées qui enregistrent au moins une absence parmi leurs professeurs, CPE, psychologues ou accompagnants.
L’ampleur du déficit selon les régions
La répartition des manques varie considérablement d’une académie à l’autre. Les chiffres compilés révèlent ainsi que :
- Lyon : 75 % des établissements touchés ;
- Créteil : taux quasi similaire à 72 % ;
- Normandie et Lille : plus de la moitié impactés (respectivement 57,5 % et 55 %) ;
- Aix-Marseille : près de quatre établissements sur dix affectés ;
- Dijon, en bas de classement, n’affiche « que » 29,1 % d’écoles concernées.
Dans certains départements comme la Dordogne, le déficit s’élève même à plus de deux tiers des collèges et lycées sur la seule journée du 29 août.
Méthodologies variables et persistance du problème
Les données demeurent toutefois partielles. Toutes les académies n’ont pas fourni leurs chiffres ou ont adopté une méthodologie différente. Malgré cela, la tendance est nette : cette pénurie n’est ni nouvelle ni en recul.
En moyenne nationale, 55 % des établissements secondaires déplorent au moins un poste vacant à la rentrée 2025. Ce chiffre flirtait déjà avec les 56 % lors de la précédente année scolaire.
Syndicats en alerte face à l’inaction politique
Le constat est implacable pour le principal syndicat du secteur secondaire. Selon le SNES-FSU, cette situation persistante reflète un «signe fort d’une crise de recrutement non résolue malgré l’enchaînement des ministres et leurs promesses successives ». Les attentes restent vives dans les rangs éducatifs pour que ces absences ne deviennent pas la norme mais bien une anomalie à corriger sans délai.
La rentrée scolaire française demeure ainsi marquée par une préoccupation centrale : celle d’une école où chaque élève trouverait face à lui tous les acteurs indispensables à sa réussite.