Thomas Pesquet pourrait être le premier Français à poser le pied sur la Lune

Image d'illustration. Gros plan de la surface lunaireADN
L’astronaute Thomas Pesquet laisse entendre qu’il pourrait être le premier Français à fouler le sol lunaire. Ses déclarations relancent les spéculations sur la place de la France dans les futures missions lunaires internationales.
Tl;dr
- Thomas Pesquet pressenti pour marcher sur la Lune.
- L’avenir des Européens dans Artemis reste incertain.
- L’ESA négocie avec la NASA sur les missions futures.
Des espoirs français dans la course à la Lune
L’effervescence autour du programme Artemis ne faiblit pas, surtout côté européen. Interrogé récemment sur les ondes de France Inter, l’astronaute Thomas Pesquet a laissé entendre que son nom pourrait bien figurer parmi ceux appelés à fouler le sol lunaire.
Lorsque la question «Est-ce que vous allez marcher sur la Lune ?» lui a été posée, il a reconnu, non sans prudence : «Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi». Toutefois, rien n’est acté à ce jour.
Incertain avenir pour la présence européenne
Ce climat d’incertitude s’explique par les récentes inflexions de la NASA. L’agence américaine, qui pilote les opérations d’Artemis, a modifié sa feuille de route en annulant notamment le projet de station Gateway en orbite lunaire.
Ce revirement laisse planer un doute quant à l’engagement européen. En effet, si un accord prévoyait l’envoi de trois astronautes européens lors de futures missions lunaires, rien ne garantit aujourd’hui que ces sièges seront maintenus.
Derrière Pesquet, une équipe tricolore attentive
Au sein du contingent français, plusieurs noms restent en lice. À l’interrogation «S’il y a un Français, c’est plutôt bien parti pour que ce soit vous ?», Pesequet n’a pas manqué de rappeler : «Sophie Adenot qui est dans l’espace», mais aussi «Arnaud Prost qui est en réserve».
L’ordre exact de sélection n’a pas été déterminé. On se souvient pourtant que dès avril, trois hommes et une femme s’élançaient pour dix jours autour de notre satellite naturel : une première depuis plus d’un demi-siècle pour préparer un retour humain prévu en 2028.
L’Europe cherche à conserver sa place
Face aux incertitudes américaines, le directeur de l’Agence spatiale européenne (ESA), interrogé début avril par l’AFP, affirmait vouloir «Négocier avec la NASA sa présence dans les missions lunaires à venir». L’enjeu est clair : maintenir une présence européenne durable dans l’aventure lunaire aux côtés des partenaires américains et canadiens. Pour rappel, le partage des sièges envisagé initialement au sein d’Artemis prévoyait :
- Un Allemand embarqué sur la première mission.
- Puis un Français et un Italien selon un ordre restant à définir.
À mesure que la perspective d’un retour humain sur la Lune se rapproche, Européens et Français espèrent encore jouer leur carte… Mais l’avenir reste suspendu aux négociations transatlantiques.
