Des chercheurs de l'Université du Nouveau-Mexique ont récemment démontré la présence de plastique dans le placenta humain, illustrant ainsi l'omniprésence de ce matériau dans notre environnement. Quelles pourraient être les implications de cette découverte ?
- Des chercheurs ont trouvé des microplastiques dans le placenta humain.
- Le plastique pourrait expliquer certains problèmes de santé modernes.
- La production et l’utilisation de plastiques ne cessent d’augmenter.
Le plastique, une menace silencieuse pour notre santé ?
Aux quatre coins de notre planète, le plastique est omniprésent. Une récente étude de l’Université du Nouveau-Mexique nous révèle qu’il a même infiltré le sanctuaire le plus intime de la maternité : le placenta humain.
Un constat alarmant
Des microplastiques ont été retrouvés dans chaque échantillon de placenta testé par l’équipe de recherche. Ces microparticules de plastique, présentes en concentrations allant de 6,5 à 790 microgrammes par gramme de tissu, témoignent de l’omniprésence du plastique dans notre environnement quotidien. Le Pr. Matthew Camden, qui a dirigé l’étude, met en garde : « Si nous constatons des effets sur le placenta, cela signifie que la vie de tous les mammifères sur cette terre pourrait être affectée. »
Une présence silencieuse et inquiétante
Grâce à une nouvelle technique développée en partenariat avec l’Université de l’Oklahoma, les chercheurs ont réussi à isoler et à identifier les plastiques présents dans le tissu placentaire. Le polyéthylène, utilisé pour la fabrication des sacs et bouteilles en plastique, était le plus répandu. D’autres polymères, dont le PVC et le nylon, ont également été retrouvés. Nul doute que d’autres organes du corps humain, à la durée de vie bien plus longue que le placenta, accumulent également ces plastiques au fil du temps.
Le plastique, facteur de maladies contemporaines ?
Les plastiques, bien qu’apparemment biologiquement inertes, pourraient avoir un impact significatif sur notre santé. En effet, certaines microparticules de plastique seraient suffisamment petites pour traverser les membranes cellulaires. Le Pr. Camden suggère que « la concentration croissante de microplastiques dans les tissus humains pourrait expliquer l’augmentation surprenante de certains problèmes de santé, tels que les maladies inflammatoires de l’intestin et le cancer du côlon chez les personnes de moins de 50 ans, ainsi que la baisse du nombre de spermatozoïdes ».
La crise du plastique ne fait qu’empirer, la production et l’utilisation de plastiques ayant doublé entre 2000 et 2019 pour atteindre 460 millions de tonnes. Cette alerte sur la présence de plastique dans le placenta humain nous rappelle l’urgence de repenser notre consommation de plastique, pour notre santé et celle de notre planète.