Selon les chercheurs français, les malades du Covid-19 restent immunisés un mois après la maladie
De quoi permettre de mieux comprendre la maladie et la résistance sur la durée des anciens malades.
Covid-19 : un mot sur toutes les lèvres depuis plusieurs mois. Un nouveau virus contre lequel le monde entier fait face en attendant un traitement pour ralentir sa propagation rapide, poussant plusieurs pays à recourir au confinement. C’est notamment le cas en France, où le déconfinement a lieu depuis le 11 mai, et des chercheurs qui tentent de maîtriser ce Covid-19 encore bien mystérieux à bien des égards. Et comme le révèle L’Institut Pasteur, en partenariat avec le CHU de Strasbourg, les malades gardent une immunité un mois après la contamination.
Des anticorps toujours présents après 28 jours
C’est ce que les chercheurs de L’Institut Pasteur et du CHU de Strasbourg ont constaté. Pour mener cette étude, 160 employés du personnel soignant, touchés par de petites formes du Covid-19, ont été testés. Résultat ? Presque toutes les personnes ont développé des anticorps deux semaines après la contamination. Pour 98%, ces derniers étaient encore présents 28 jours plus tard.
« Cela tend à prouver que, même pour les formes mineures de la maladie, les personnes atteintes développent des anticorps qui pourraient leur conférer une immunité pendant plusieurs semaines suite à l’infection […] L’objectif maintenant est d’évaluer sur le long terme la persistance de la réponse anticorps et sa capacité de neutralisation associée chez ces personnels soignants »
L’objectif pour les soignants est donc d’étudier sur la durée cette maladie nouvelle et découvrir si une immunité totale est possible pour les personnes soignées. Une donnée nécessaire pour envisager le contrôle de la propagation du Covid-19.
En attendant, le monde entier s’attelle à la conception d’un remède contre le Covid-19 qui a déjà fait des centaines de milliers de morts à travers le monde. Plusieurs pistes ont déjà été évoquées, comme l’hydroxychloroquine du Professeur Raoult à Marseille, en France.
Un remède qui fait débat dans le corps médical et dont l’utilisation a été bannie, aujourd’hui, sur le territoire, par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et l’Agence du médicament (ANSM).
